JPCN Jean-Philippe Collard-Neven
Pianiste classique et jazz, compositeur, improvisateur
 
 


La fête étrange


Avec l'envie de jouer sa musique dans une dimension plus orchestrale, Jean-Philippe Collard-Neven s'entoure d'une joyeuse poignée de jeunes musiciens en qui il trouve l'élan, l'enthousiasme et l'ouverture nécessaires pour défendre ses compositions entre classique et musiques populaires.



le 30 mars à 15h30,Gare du Nord - Bruxelles
Dans le cadre de la journée intergénérationnelle à l’école communale de Schaerbeek n°8

le 29 mai à 20h, Salle académique de l'Université de Liège
Place du XX août, 4000 Liège

Concert organisé par la Société Libre d'Emulation

le 6 novembre à 20h, Waux-Hall (Centre culturel de Nivelles)
1 Place Albert 1er, 1400 Nivelles

Dans le cadre du Festival de Wallonie (section Brabant wallon)
 
Contact/booking :
info@collardneven.com

Coordination (Isabelle Dehalu) :
prod@collardneven.com
 

La Fête Etrange n’est pas  un ensemble dans le sens classique du terme mais se situe plutôt dans l’esprit d’un « garage band », un  groupe de musiciens soigneusement choisis pour  jouer avec moi mes compositions. Pas seulement pour l’interpréter, mais pour prendre le  temps  de se l’approprier, de sorte que ma musique devienne la leur. Dans cette logique, la vérité n’est pas dans la partition que je mets sous leurs yeux mais dans la manière dont elle sonne lorsqu’on la joue, et cette partition d’évoluer en fonction d’eux, de leur jeu, de leur sensibilité, de leur manière propre, comme le ferait un groupe pop. Ce sont eux qui  complètent continuellement la partition, au fil des répétitions et des concerts.

La musique qui m’a amené à créer ce projet est la continuation du cd Between the lines sorti en 2011 chez Flaü (Japon). J’ai envie de dire que c’est la musique qui m’est la plus personnelle, mais je devrais plutôt dire que c’est la plus immédiate, celle qui me vient lorsque je n’ai pas l’intention d’écrire, qui me traverse quand je regarde par la vitre d’un train, quand je marche dans la rue, quand je vois défiler sous mes yeux le film d’une vie dont inconsciemment je compose la bande originale.

C’est la musique que je peux le moins expliquer, justifier ou analyser. Elle   surgit, naturellement,  et  je dois la laisser venir. Elle va puiser dans des sons anciens, elle surgit d’un temps où je ne savais pas encore ce qu’était le son mais où déjà les sons me parlaient une langue que je  comprenais.

Elle évoque un monde où Schubert, Ennio Morricone, Ravel, Barbara, Queen et Divine Comedy mangent à la même table, et au diable grande et petite musique, musique savante et celle qui ne sait pas. Dans ce monde, toutes les musiques qui parlent au cœur ont droit de cité.

Et cette musique, je n’ai  de plus grand plaisir que de la partager avec d’autres instrumentistes. Rien ne m’émeut plus que de l’entendre sous les doigts de ces jeunes musiciens que j’ai  réunis autour de moi. Car j’ai senti qu’il me fallait l’énergie de cette jeunesse pour mener à bien ce projet. Et j’échange volontiers le confort d’un métier maîtrisé  au fil des ans contre leur fougue, leur enthousiasme, leurs sourires et leur joie à défendre ces morceaux qui demandent bien plus que de savoir manier un instrument.

Ces musiciens, je les côtoie depuis plusieurs années au Conservatoire de musique de Mons (Arts2) où je leur enseigne la musique de chambre et l’improvisation, et si je les emmène maintenant dans cette aventure, c’est aussi parce que je crois que les temps changent et qu’étudier la musique classique aujourd’hui doit ouvrir des horizons plus larges qu’auparavant. A côté des « autoroutes de carrière » que l’on croit parfois être les seules voies possibles existent d’innombrables sentiers passionnants dans lesquels le musicien n’est pas  un surhomme maîtrisant un instrument, mais un homme parmi les  autres, un homme dans le monde, qui réfléchit et l’interroge, qui comprend que jouer de la musique pour ses semblables n’est pas un acte anodin mais aussi un geste politique dans le meilleur sens du terme, un acte spirituel, sensuel et généreux.

Il me plaît à rêver que les musiciens de cet ensemble soient les musiciens de la Fête étrange, celle du Grand Meaulne, cette étrange et fascinante fête dont Augustin Meaulne cherchera la trace de manière lancinante. Et  savoir que cet unique livre d’Alain Fournier fût l’un des ouvrages préférés de Maurice Ravel n’est pas pour me déplaire…

Jean-Philippe Collard-Neven

 


 

 
 
 
 
 

      

 

 

Pedro Oliveira, violon

Pedro
  Sylvia Bazantova, violon

Silvia
  Clément Holvoet, alto

Clement
         
Marica Takino, violoncelle

Marica
  Adrien Tyberghein, contrebasse

Adrien
  Kristina De Troyer, flûte/piccolo

Kristina
         
David Rampelberg, trombone

David
  Alyssia Hondekijn, harpe

Alyssia
  Jérôme Baudart, percussions

Jerome
         
Vincent Cuignet, percussions

Vincent
  Jean-Ph. Collard-Neven, piano

JPCN
   
 
La Fête étrange
 
La FE noir et blanc